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La relaxation par la phytothérapie

La relaxation par la phytothérapie




De plus en plus de thérapeutes considèrent les plantes comme une alternative efficace. Jean-Marc Beck, médecin nutritionniste et phytothérapeute, les prescrit en première intention pour se sevrer des médicaments. La phytothérapie est une médecine fondée sur l’utilisation des extraits actifs de plantes. La plupart du temps, les traitements proposés sont à base d’EPS (extrait de plantes standardisées) fluide ou en gélules.

Cette pratique s’adresse à toutes les personnes touchées par l’anxiété (légère ou sévère, avec ou sans crises de panique) avec diverses somatisations (troubles de la digestion ou du sommeil…) ainsi que ceux qui ne souhaitent pas (ou plus) suivre de traitement médicamenteux.

Un première consultation dure généralement plus d’une heure. Un diagnostique est dressé en s’appuyant sur un questionnaire permettant d’évaluer le degré d’anxiété et de dépister une dépression sous-jacente. Le phytothérapeute cherche aussi les facteurs qui facilitent l’apparition de l’anxiété : un terrain inflammatoire, des problèmes digestifs ou encore des douleurs articulaires. Cette première consultation a une valeur thérapeutique, notamment grâce à l’écoute et au dialogue. Pour ce qui est de la pharmacopée, le docteur Beck utilise la rhodiole (« la » plante de l’anxiété) qui empêche le cortisol d’augmenter. Elle est donnée en association avec l’aubépine et la passiflore en cas de somatisation cardiaque, ou bien avec la mélisse et la passiflore en cas de somatisation digestive. Si l’anxiété se manifeste par un lumbago ou des crampes, la rhodiole est associée à la valériane… Les plantes se prennent sous forme d’EPS. Le prix varie en fonction des doses utilisées et du mode d’extraction de la plante. « La fréquence des consultation dépend de l’état d’anxiété. Personnellement, je compte entre un et quatre mois, afin de laisser le temps au traitement de modifier le terrain », indique le Dr Beck.

En cas d’anxiété, le système GABAergique (qui gère l’importance de la réaction anxieuse) fonctionne mal, avec à la fois une augmentation anormale du cortisol (hormone du stress) et une défaillance de la noradrénaline (neuromédiateur qui nous permet d’évaluer la situation). Les plantes agissent sur le dysfonctionnement et sur les somatisations qui lui sont associées. « Elles marchent tellement bien pour atténuer stress, crise, d’angoisse et anxiété, que ceux qui les ont adopté vivent cette diminution de pression comme de la fatigue », observe le médecin qui conseille un complément de magnésium, vitamine B6 et taurine pour booster l’énergie. Les plantes agissent plus lentement en cas d’anxiété sévère (entre vingt et un jours et un mois) et de dépression nécessitant l’association d’autres plantes (safran, millepertuis, mucuna ou griffonia).



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