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Les thérapies comportementales et cognitives (TCC)

Les thérapies comportementales et cognitives (TCC)




Les thérapies comportementales et cognitives (TCC) nous permettent de mieux comprendre nos trouble pour s’y adapter.

Elaborées dans les années 1960 par deux psychiatres américains, Albert Ellis et Aaron Beck, les TCC apprennent de nouveaux comportements grâce à l’élaboration de nouvelles pensées. En TCC, il est considéré qu’un comportement, une peur, une obsession ou une incapacité sont dus aux conditionnements et aux cognitions erronées que nous avons de nous même et du monde.

Les phobies et les TOC sont le champ le plus connu des TCC. Ces méthodes sont aussi indiquées dans les troubles anxieux et de l’humeur, les crises d’angoisse et de panique, la dépression, la gestion du stress, une affirmation de soi déficiente, une estime de soi fragile ou encore des difficultés relationnelles.

La thérapie se déroule en face à face avec un psychiatre ou un psychologue formés aux TCC, à raison d’un séance (45 min environ) par semaine ou tous les quinze jours. Comptez de 50 à 80 euros en moyenne. Le psy et son patient s’engagent mutuellement à traiter la problématique, préalablement repérée. La thérapie peut être brève (4 ou 5 séances), dans le cas d’une phobie simple. Mais le travail sera plus long (6 mois ou plus) si le fond anxieux est plus complexe.

En TCC, le patient devient l’expert de son trouble. Le thérapeute l’aide à comprendre sa difficulté (d’où elle provient, comment elle s’exprime) et à vivre avec. On croit souvent que cette approche ne s’intéresse qu’aux symptomes, mais c’est oublier que la thérapie suppose aussi d’identifier la façon dont il s’est construit. Ensuite, le psy dispose de plusieurs outils : l’exposition progressive aux pensées dysfonctionnelles, aux émotions douloureuses ou aux objets redoutés ; la psychoéducation; la restructuration cognitive; des exercies d’affirmation de soi; l’observation et l’évaluation de son degré d’anxiété; des techniques de relaxation, de respiration, de méditation, d’acceptation…Des tâches spécifiques et progressives sont donc élaborées en fonction de l’objectif à atteindre. Le patient s’investit peu à peu dans un vrai processus de changement, en travaillant simultanément sur ses cognitions, ses comportements et ses émotions – on parle d’ailleurs aujourd’hui plutôt de TECC pour que la dimension émotionnelle reprenne ses lettres de noblesse. Le but des TCC n’est pas de faire disparaître l’anxiété, mais de l’accepter, de ne plus fuir ni lutter contre l’incertitude et les menaces potentielles.


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