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La relaxation par la Gestalt-thérapie

La relaxation par la Gestalt-thérapie



La gestalt se situe dans la mouvance des courants humanistes existentiels. Le psychiatre Gianni Francesetti nous présente cette thérapie, qui questionne notre façon d’être au monde… pour mieux l’améliorer.

Élaborée par le psychiatre et psychanalyste Fritz Perls dans les années 1950, la gestalt, du verbe allemand gestalten, qui signifie en français « mettre en forme », s’intéresse à nos interactions : comment entrons-nous en « contact » avec nous-mêmes, les autres, le monde ?  Quelle « forme » prend ce contact ? Il s’agit de remettre de la souplesse et de la mobilité quand tout semble bloqué.

La gestalt-thérapie s’adresse aux personnes souffrant de mal-être, de troubles psychosomatiques ou psychiques, de dépression, d’anxiété, de troubles du comportement ou d’addictions. Cette approche est aussi indiquée pour résoudre des difficultés relationnelles (couple, famille, travail) ou existentielles (périodes de deuil, chômage, séparation, désir d’enfant…).

Elle se pratique en psychothérapie individuelle, mais aussi en couple, en famille, en groupe et en entreprise. En face à face, la séance, généralement hebdomadaire, dure de quarante-cinq minutes à une heure. Comptez entre cinquante et quatre vingt-dix euros par séance. Parce que cette approche s’adapte à la situation spécifique du patient, la thérapie peut durer de quelques consultations à plusieurs années. Des stages peuvent être proposés sur une ou deux journées, ou encore séances de groupe mensuelles.

Il s’agit d’améliorer ses capacités à prendre soin de soi pour répondre à ses propres besoins, tout en tenant compte de l’extérieur. La question n’est pas « pourquoi on fait ceci ou cela? », mais « comment peut-on faire différemment ? ». « L’anxiété, d’un point de vue gestaltiste, est autant une expression de  l’histoire personnelle que d’une difficulté de vivre au sein de notre environnement, caractérisé par l’incertitude, la complexité et la solitude, explique Gianni Francesetti. Pour le thérapeute, le patient est moins un malade qu’un être humain en quête de sens, qui exprime le malaise de son temps. Le facteur thérapeutique essentiel est la qualité du contact entre le thérapeute et son patient : le premier soutient le développement du second, qui gagne en sécurité et se retrouve enfin en capacité de faire des choix. » Il dispose pour cela de différentes techniques : dramatiser ses rêves ou certaines situations ; parler à une chaise vide (sur laquelle se trouverait un « autre »); mimer dans un dialogue à deux chaises les deux côtés d’un conflit; dessiner ses sentiments; faire des jeux de rôle en incarnant des personnages ou éléments (par exemple, dans le cas d’une peur de l’eau : le navigateur, le bateau, la mer, la tempête… ).



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